Manifestation des policiers: les politiques s’expriment

Après deux mois d’affrontements en marge de la mobilisation contre la loi Travail, les policiers sont descendus dans la rue. Ils dénoncent la haine anti-flic. Dans les cortèges, ou sur les réseaux sociaux, les personnalités politiques sont nombreuses à se positionner en soutient des forces de l’ordre.

CRÉDITS PHOTOS : AFP
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Des rassemblements dans tous le pays

Avec plus de 350 membres des forces de l’ordre blessés depuis le début des manifestations – dont 11 mardi selon le ministère de l’Intérieur – les syndicats veulent défendre leurs collègues. « C’est un ras-le-bol général, on en a assez d’être mis en cause systématiquement et de se faire taper dessus », dit un manifestant à l’AFP.

À Lille, quelque 300 policiers se sont rassemblés dans le calme devant le commissariat central de Lille à midi, brandissant des pancartes « Stop à la haine anti-flic ».

« On manifeste pour faire prendre conscience aux gens que la situation devient grave, les policiers sont de plus en plus pris à partie, on n’a jamais atteint ce stade. On fait de plus en plus face à des gens qui veulent casser du flic et qui savent même pas pourquoi ils manifestent. C’est une escalade qu’il faut arrêter rapidement, nous sommes là pour servir, pas pour subir », déclare Jean-Marc Tranchant, le secrétaire zonal Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

« Poulet rôtis, prix libre »

Des débordements en marge de ces manifestations ont malgré tout ravivé les tensions. Alors que les manifestations contre les violences policières avaient été interdites par la préfecture de Paris, qui craignait des « risques importants de troubles à l’ordre public », environ 300 contre-manifestants se sont tout de même rendus sur la place parisienne, scandant « On n’oublie pas, on pardonne pas », « police partout, justice nulle part », « tout le monde déteste la police », « Flics, porcs, assassins ».

Une voiture de police a été incendiée et ses deux occupants ont été blessés. Des agissements condamnés fermement par la Préfecture de police.

Les politiques montent au créneau

Le gouvernement, allié de taille. Le Premier Ministre a manifesté son soutien aux forces de l’ordre sur twitter.  Tandis que François Hollande a réitéré son soutien par la voix de son porte-parole Stéphane Le Foll à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi, tout comme le ministre de l’Intérieur. S’en prenant à l’opposition de droite et aux « théoriciens de la chienlit », Bernard Cazeneuve a également réfuté, à la sortie du Conseil des ministres, toute mollesse dans les instructions données aux forces de l’ordre face aux « casseurs ».

« On demande aux policiers de rester inertes face à ces dégradations, face à ces violences. Nous avons la capacité d’arrêter ces voyous, c’est une certitude, mais le gouvernement n’a pas la volonté de les arrêter ». Marine Le Pen

Marine Le Pen n’est pas du même avis. Pour la présidente du Front national, le gouvernement n’agit pas. Sa nièce, marion Maréchal Le Pen, aperçu aux côtés de policiers s’est également exprimée : « Il faut rendre hommage à nos forces de l’ordre qui sont devenues des cibles pour ceux qui ont la haine en France. » Sur Twitter, les cadres du parti réagissent vivement et appellent à se rassembler pour soutenir les policiers.

Nicolas Dupont-Aignant, candidat à l’élection Présidentielle, dénonce lui aussi un laxisme gouvernemental.

Yoko Trigalot

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